Le Château de Trancis

 

Jean Galvaing

 

 

 

 

L’histoire du Château de Trancis est aussi romanesque que son architecture. C’est en réalité une ancienne maison bourgeoise, rachetée au XIXème siècle par le fils illégitime d’une employée de maison et d’un notable d’Ydes : Jean Galvaing.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateau de Trancis avant travaux

 

Emmené par sa mère en Belgique, il est remarqué par une famille d’industriels du textile, qui en font leur héritier. Jean Galvaing est désormais à la tête d’une fortune. Il revient dans le Cantal, achète en 1878 une modeste maison bourgeoise de Trancis et épouse en 1879 une jeune femme originaire de Champagnac.

 

 

 

 

En 1909, il confie à l’architecte Raynaud et au sculpteur Emile Gourguillon, le soin de métamorphoser la bâtisse en un château de la Renaissance.

 

Chateau de Trancis durant les travaux

 

Raynaud greffe sur le corps du bâtiment central rectangulaire une aile perpendiculaire pour donner de l’ampleur, une tour pour l’escalier principal, et sur le côté gauche, dans l’angle du bâtiment, une tourelle dans laquelle monte un escalier à vis. Au sud, au milieu du bâtiment, une tour plus fine, un campanile, donne sur le jardin aménagé de bassins. Il est inspiré du  château de Villesavin, dans le Val de Loire, proche de Chambord. Pierre calcaire blanche, toits brisés en ardoise, bêtes et végétaux sculptés… : tout le vocabulaire de la Renaissance est là. Des tours, un pigeonnier, des écuries… La maison bourgeoise est  devenue maison noble : une façon de prendre une revanche sur le destin pour l’enfant rejeté par le pays qui l’avait vu naître ?

 

Château de Trancis © Pierre Witt

 

Jean Galvaing meurt en 1910. Son épouse mène à bien les travaux, achevés en 1913.

Converti en hôtel en 1988, le Château de Trancis est aujourd’hui propriété privée.

 

 

Situation du Chateau de Trancis sur la Piste Verte